La part de voix (Share of Voice, SOV) correspond au pourcentage de la visibilité totale que votre marque occupe au sein d’un marché ou d’un canal spécifique, mesuré à partir des publicités, des résultats de recherche organiques, des mentions sur les réseaux sociaux ou d’autres points de contact pertinents. Il vous fournit un chiffre objectif qui vous permet de comparer votre position à celle de vos concurrents. Dans la pratique, nous constatons chez nos clients PME que le SOV aide surtout à étayer les choix d’investissement : si votre Share of Voice est systématiquement inférieur à votre part de marché réelle, vous passez à côté d’opportunités de croissance.
Comment le « Share of Voice » est-il calculé ?
Le calcul dépend du canal que vous mesurez. Pour les publicités payantes, vous comptez le nombre d’impressions de vos campagnes, divisé par le nombre total d’impressions au sein de la même catégorie de produits ou pour les mêmes mots-clés. Pour le référencement naturel (SEO), vous examinez la part des résultats de recherche dans lesquels votre domaine apparaît pour un ensemble de mots-clés pertinents. Le SOV sur les réseaux sociaux mesure le nombre de mentions, de partages ou de hashtags liés à votre marque par rapport à l’ensemble des mentions dans votre secteur d’activité. Des outils tels que SEMrush, Google Ads et Brandwatch automatisent ces calculs, mais vous pouvez également effectuer un échantillonnage manuel en analysant les 10 premiers résultats de recherche pour 20 mots-clés et en comptant le nombre d’occurrences de votre site. L'essentiel est de procéder à des mesures cohérentes : mêmes canaux, même période, mêmes concurrents.
Pourquoi le « Share of Voice » est désormais un indicateur clé de performance (KPI) standard
Le concept est né dans le monde de la publicité, où les agences mesuraient la part d’une marque dans les dépenses médiatiques totales. Depuis l’émergence des canaux numériques, le SOV a élargi son champ d’application : il est désormais possible de le mesurer dans Google Ads, les résultats de recherche organiques, les réseaux sociaux, les podcasts et même la radio ou la presse écrite hors ligne. La transition vers le numérique rend la mesure plus accessible et moins coûteuse. Pour les PME, le SOV est désormais pertinent car la concurrence est plus transparente : on voit immédiatement qui on devance dans les résultats de recherche ou les enchères publicitaires. Nos expériences montrent que les entreprises qui surveillent leur SOV chaque mois ajustent plus rapidement leurs campagnes et gaspillent moins de budget dans des canaux inefficaces.
Ce qu’apporte le « Share of Voice » en combinaison avec le référencement naturel (SEO) et la publicité
Le Share of Voice (SOV) ne prend toute sa valeur que lorsqu’il est associé à l’action. Un SOV élevé dans Google Ads mais un faible taux de conversion indique un ciblage inadapté ou des pages de destination peu performantes. Un faible SOV organique signifie que votre investissement dans le référencement naturel n’est pas encore suffisamment rentable, ou que vos concurrents dominent vos mots-clés. Sur les réseaux sociaux, un SOV en hausse indique que votre contenu trouve un écho, mais cela ne dit rien sur le sentiment : de nombreuses mentions peuvent également être négatives. Combinez donc toujours le SOV avec des indicateurs de qualité tels que le taux de conversion, le taux de clics ou la perception de la marque. Dans la pratique, nous constatons que les PME qui utilisent le SOV comme indicateur d’alerte précoce réagissent plus rapidement aux évolutions du marché, par exemple lorsqu’un nouveau concurrent s’empare soudainement de 15 % des résultats de recherche.